Les hernies ventrales

Les symptômes

Les hernies ventrales se manifestent sous forme d’une boule parfois douloureuse au niveau de la paroi abdominale antérieure, essentiellement au niveau de l’ombilic et de la région épigastrique, sur la ligne médiane entre le sternum et l’ombilic, appelée ligne blanche.

Au début de leur évolution ces hernies ont un orifice de petite taille, de l’ordre d’un ou deux centimètres, mais négligées elles peuvent devenir très grosses avec le temps et exposer à des complications et notamment à l’étranglement. Il est préférable de les opérer avant ce stade.



 

Hernie

Le traitement

 

Le traitement a deux buts : fermer l’orifice herniaire et restaurer l’aspect esthétique.

Pour les petites hernies de taille inférieure à un centimètre on peut procéder par suture, mais au-dessus d’un centimètre, il est démontré qu’il vaut mieux mettre en place un treillis prothétique, parce que la faiblesse habituelle des tissus fibreux à ce niveau, est responsable d’un risque de récidive élevé. Il est de l’ordre de 10 à 12% pour des chirurgiens entrainés et plus de façon courante.

On peut procéder de plusieurs façons.

Une pièce ronde de filet prothétique peut être introduite à travers l’orifice herniaire, après incision au niveau de la hernie et étalée à la face profonde de la paroi musculaire.

On peut aussi réaliser ce type de réparation par cœlioscopie, sans incision directe au niveau de la hernie. Dans ce cas le treillis prothétique est fixé à la face interne de la paroi par des agrafes qui sont parfois responsables de douleurs. En outre, il se trouve dans la cavité abdominale au contact de l’intestin, ce qui peut provoquer la formation d’adhérences causes de complications.

La méthode de l’Institut

Pour éviter ces deux inconvénients, les chirurgiens de l’Institut de la HernieParis, ont mis au point une technique spécifique totalement extra-péritonéale en cours d’évaluation. Cette méthode ne comporte pas d’incision au niveau de la hernie. On procède par les trois trous de trocart habituels en cœlioscopie, mais la prothèse n’est pas placée dans la cavité abdominale. Elle est placée à la face profonde de la paroi musculaire, en sandwich entre le muscle et le péritoine. De cette façon, aucune fixation n’est nécessaire, donc aucun risque de douleur provoquée par des agrafes. Et comme la prothèse est séparée de l’intestin par le péritoine, il n’y a aucun risque de formation d’adhérences. Nous considérons que cette méthode est la technique idéale.